C'est avec joie et étonnement que l'américaine Elisabeth PEPIN a reçu hier soir le Prix de l'Aileron du Meilleur Film de Surf 2007 pour "One Winter Story", lors de la cérémonie de Clôture du 4e International Surf Film Festival de St Jean de Luz.
"Je suis très heureuse et j'ai une pensée pour Sally Lundburg qui a réalisé ce film avec moi et qui habite Hawaii, c'est pour cela qu'elle n'a pas pu venir ce soir. Je voudrais remercier tout le monde ici pour leur hospitalité pendant ce Festival, c'est le meilleur Festival au monde, de tous les Festivals où nous avons déjà présenté notre film." déclare Elisabeth sur scène.
"Je suis très fière car c'est un film dont le sujet est une fille, et il est entièrement réalisé par des filles, avoir un prix comme celui ci, ce soir, récompense 5 ans de notre travail", nous confiera-t-elle par la suite nous expliquant qu'elles ont réalisé ce film sans budget. "Après avoir réaliser un petit film sur moi faisant des photos et des films sur des filles, Sally m'a confié vouloir en faire un autre, un plus gros projet. Nous avons réfléchi et avons pensé à Sarah Gerhardt, cette pionnière du surf de grosse vague qui ose s'attaquer à la vague glacée de Maverick, en Californie du Nord. Après l'avoir rencontré, Sally est revenue me voir en me disant que son histoire était si riche, et si émotionnelle qu'il fallait faire ce film.
N'ayant pas d'argent, nous avons organisé des fêtes, des soirées chez nous, où les gens payaient pour rentrer. Heureusement, la communauté surf est très généreuse en Californie et grâce à leur aide, petit à petit, nous avons récolté les fonds nécessaires pour commencer à filmer."
Sans budget, les réalisatrices n'avaient pas de contraintes et ont pu faire ce qu'elles voulaient. Le résultat est impressionnant, entièrement filmé en super 8 ou en 16 mm, l'image est parfois floue et suggère plus qu'elle ne montre, c'est un film fort qui ne laisse pas indifférent. Il nous plonge littéralement dans la dure vie de Sarah Gerhardt, ses problèmes depuis son enfance, les difficultés à s'en sortir et sa volonté extraordinaire de se battre et de surfer les grosses vagues. Un film extraordinaire qui a marqué le public comme le Jury de ce 4e Festival, sortant des sentiers battus, ce film démontre que ce ne sont pas toujours les plus grosses productions qui trustent les premiers prix, et réussissent le mieux à faire passer les messages. (Voir description de tous les films primés plus bas)
D'autres films rafraîchissants ont été primés dans ce Festival avec notamment "Another State of Mind" de Steve Cleveland qui montre le longboard sur un nouvel angle, beaucoup plus moderne, beaucoup plus dynamique. Steve remporte l'Aileron du Meilleur Montage. Le jeune Julien Salomon d'Hossegor remporte quant à lui l'Aileron de la Meilleure Bande Originale pour son film "Double H", réalisé sans budget, avec beaucoup de passion, de persévérance. Déjà primé lors de la toute première édition, Fred Berho avait su rebondir avec ce prix passant de son statut amateur au statut de caméraman professionnel. Il revient cette année avec son deuxième film "Ephémé Ride", original, avec un gros travail de l'image, une bande son étonnante qui a su séduire le public de ce 4e Festival qui a voté en nombre pour lui accorder le Prix du Public Conseil Général 64.
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